SPARNABULLES...une causerie du vin, avec ou sans bulles !

26 août 2017

Un petit Pinot Blanc SVP ! Zind-Humbrecht en moteur constant de l'Alsace.

Alsace Pinot Blanc 2010, Zind Humbrecht

Qu'il est loin le temps du Pinot Blanc de grand père lorsqu'on goûte ce vin...il fut (ce cépage) le compagnon de route de pèpére au troquet "chez Totor" (ça ne s'invente pas...), avec le ballon de beaujolais l'hiver, de côtes du rhône l'été. J'en fut le témoin à l'âge où je buvais une grenadine.

DSC05034Si l'expression d'un fruit jaune très présent reste un poil alsacienne, le nez exprime le mûr, l'abouti....et un peu le chardonnay au premier abord....

Aidé par l'exceptionnel site du domaine ( http://www.zindhumbrecht.fr/Nos-vins/pinot-blanc-2010/ ) , je réalise ma méprise : 70% auxerrois, 30% pinot blanc. Bon, l'auxerrois, le chardonnay, des cousins, hein, ça m'arrange.

La bouche est grasse, puissante (un anti pinot banc classique ?), on sent le niveau d'alcool (13.5°) mais les 6 ans de cave ont opéré. C'est bon à boire, sur une tension salvatrice qui relève la mirabelle et de fines notes de jasmin. Du bel art, et le moyen d'accèder à ce domaine mythique pour environ 15 €. Merci "vins-étonnants.com" pour le conseil...

16/20.

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21 août 2017

Rully 1er cru Moulène Jean Batiste Ponsot

Rully 1er cru Moulène Jean Batiste Ponsot

Mais que penser de ce vin ? C'est enjôleur, doux, mûr...en un mot : gourmand.

DSCN6397Le nez signe un vin prêt à boire : le pinot y est profond, de fines notes d'humus et..déjà cette impression de douceur.

Mais en bouche, là, une seule question : combien de sucres résiduels ? Je doute de la pertinence de cette question, mais le côté charnu est enrôbé d'une touche sucrée qui va très bien au plat du soir : une ratatouille de légumes maisons un poil caramélisée (tomates, oignons,aubergines, courgettes, tomates).

Beaucoup de plaisir en tous cas...15.5/20.

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19 août 2017

Richard Leroy 2002 : Anjou "Noëls de Montbenault"

Richard Leroy 2002 : Anjou "Noëls de Montbenault"

Enfin. J'attendais depuis 10 ans le bon moment, le bon convive (quel joli mot), l'occasion quoi. Hier soir, puisqu'on m'avait offert la Bd "les ignorants" relatant une tranche de vie de Richard leroy...hop, tire bouchon et...appréhension. Ce vin, très peu sulfité (mais encore un poil en 2002), aura t-il tenu 14 ans dans ma cave qui monte à 19° l'été..?

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Vous remarquerez que la mention de l'aoc Anjou est encore là en 2002, devenue depuis "Chenin".

Et le vin ? C'est un nez à la fois enjôleur et droit, qui s'exprime dès les 11/12° atteints.

Et là, les amis c'est festival. Long, puissant, partant de cette robe à peine ambré/doré, les fruits jaunes cotoient la pointe d'encaustique et de miel du chenin bien mûr. Vinifié au millimètre, c'est encore une fois la longueur qui m'impressionne. Magistral. 18.5/20.

Et 15 heures après, c'est toujours net, aucune trace d'oxydation. Chapeau !!

Une pensée pour le caviste "la cave de Longchamps" à Nantes qui en 2004 m'a convaincu d'encaver ce vin découvert par la liste de discussion "Iacchos".

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13 août 2017

Cuvée Nicolas Champagne Charlot tanneux..ou le Pinot Conjugué.

Un blanc de noirs puissant, de garde et sapide.

Nous sommes à la limite de l'infanticide mais...à la limite seulement. Ce pur 2009 (ce domaine ne fait QUE des millésimes sauf exception, mais ne les revendique pas tous), assemblage 20% pinot meunier, 80% pinot noir, est un beau vin en devenir.

Pas de fermentation malolactique, levures indigènes, dosage extra brut  , élevage en futs sur lies, culture biologique...que rajouter à cette longue liste de potentiels favorables ? Hé bien que le produit tient son rang supposé. Une vinosité réelle mais toujours avec l'expression du fruit que le domaine adore. Le vigneron le dit clairement : "un raisin bien mûr, c'est bien le gout du fruit recherché, non ?"

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Si le dosage pourrait être encore plus léger (mais se fondra avec 12/15 mois de garde, nous ne sommes qu'à 4 mois après dégorgement), c'est clairement un vin de garde, au fond sérieux, qui va se révèler  d'ici 2/3 ans. Clairement une identité artisanale. 16/20 si on ne regarde pas trop l'habillage disons....d'un autre âge. Bravo pour tout le reste.

 

 

 

 

 

 

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05 août 2017

Champagne "Esprit Couture de Collet", où comment réussir la dorure du blason

Il n'est pas facile, lorsqu'on est une coopérative Champenoise, sans grande image à côté des cuvées de négoce mondialement connues , de présenter un produit que l'on veut très haut de gamme.

Certes, on peut toujours se dire que peu importe le flacon, pourvu que l'on ait la qualité du vin, etc..mais force ici de constater -d'abord- que le flacon EST une réussite visuelle. Le nom un peu pompeux est lui à double tranchant : produit digne ou simple marketing facial ?

Mais le vin plaisir est là. N'attendez pas une concentration hors norme, une identité artisanale marquée par un élevage etc....mais un superbe Brut, dosé intelligement (7 gr bien intégrés), d'une belle longueur. Un champagne de fond, noble et délicat, qui supporte un beau jambon roti servi en fine tranche pour l'apéritif...16/20 pour la dégustation à l'aveugle....mais pas  la moyenne pour la rapport Q/Prix (lire plus bas).

collet Couture

Le pari est donc en bonne partie gagné, avec un vin qui m'a semblé dégorgé depuis plus d'un an, tant tout y était fondu et en harmonie. A garder en cave sans risque pour encore plus de complexité. Le prix en magasin ? Oubliez, c'est comme souvent avec ce beau coffret du n'importe quoi (plus de 140€). Mais nous sommes en Champagne, et on s'y complait à penser qu'il faut vendre "très" cher pour être crédible. Trop cher.

Il se peut même que la maison Cogévi (nom de la coop productrice) ne cherche pas à en vendre beaucoup, juste à avoir un produit haut placé qui, comme le précisait mon introduction, fait rejaillir un peu de strass sur la gamme classique.

 

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24 juin 2017

La Villesenière, étoile montante en Champagne...Coeur de Meunier 2014

Champagne La Villesenière, Coeur de Meunier 2014, Brut

 

20170624_091840[1]Compte rendu collégial :

Une  surprise. Un nez envoutant, une bouche à la fois tendue et pleine. Voici en résumé le petit bonheur de la soirée.

L'histoire : Les époux Chenevotot, du champagne "Claude Michez" (nom du père de Mme), ont créé la gamme "Villesenière" après la vendange 2010. Un pur chardonnay  "Les Cuteries", un Rosé de Saignée,  un assemblage "Harmony" - par ailleurs noté entre 90 et 98 par Décanter très recemment !- et enfin ce pur Meunier. Des élevages millimétrés avec les meilleurs bois de Jérôme Viard, maitre tonnelier, une matière sans faille, tout dans cette gamme destinée aux amateurs est désormais en place.

Alors ce pur Meunier de la vallée de la Marne ? Il me rappelle un  "Mont de Milieu" 2014 Chablisien gouté le mois dernier : un nez et une bouche gastronomique à souhait, avec un petit côté tilleul/ pâte à tarte en train de cuire et surtout une continuité dans la dégustation....un silence autour des verres qui en a dit long. Superbement étonnant ! 16.5/20.

Note du blogueur :Belle bouteille que le dosage à 7gr ne départ pas...même si 1 gr de moins, permettant de le vendre en "extra brut" serait du plus bel effet. Ne passez pas à côté, quantités limitées....et il me semble que cette cuvée n'est pas disponible sur leur site...en reste t-il peu ou est elle encore en cave avant mise en vente?

 

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Le Riesling d'outre Rhin...version "oubli dans la cave" Riesling Spatlese 1993 St Urban

Riesling Spatlese Trocken 1993, Wurttemberg, Weingut St Urban

20170624_084314[1]Hou qu'elle est moche cette étiquette. Et pas d'étain autour du col, donc un bouchon apparent...difficile de mettre sur table sans une arrière pensée...mais papa, c'est quoi ce truc ?

Et bien c'est un  beau vin équilibré sur la cire, l'encaustique, le miel. Un toucher en bouche sec mais une richesse au nez appréciable, sans notes alcooliques ou déviations liées à l'âge.

La robe ambrée est superbe et l'accord avec une entrée froide chèvre/légume est réussi.

Je ne comprends pas grand chose à la hierarchie des vins allemands, et il est perturbant pour un français moyen de lire "vendange tardive" (Spatlese) à côté de "sec" (trocken).

Un certain niveau de maturité du raisin puis-je lire ici ou là...il est temps d'étudier cela, toute une génération de vignerons allemands ambitieux nous tend les bras.

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Le Pinot Noir Champenois... tranquille ! Bouzy Rouge 2002 Barnaud

Bouzy Rouge Barnaud 2002

20170624_084253[1]J'attendais depuis au moins 10 ans un amateur de Coteaux Champenois pour ouvrir ce vin.

Ha qu'il faut aimer que cela pinote ! Une belle matière, tout en finesse mais très adaptée au repas (service à 16° pour garder un équilibre maturité/fraicheur).

Autant jeune (bu en 2006)  il était étonnament dense pour un vin rouge Champenois, autant ici tout n'est qu'évanescence.

Il s'ouvrira sur 15 minutes avant de passer gentiment son tour, vaincu par les trops nombreuses  années de garde. Nous retiendrons ces arômes de rose, ce côté poivre et cuir...il était temps de l'ouvrir, le côté obscure lui tendait les bras. 15.5/20.

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19 juin 2017

Reynaud ? Comme Rayas ? Oui mais en Côtes du Rhône Blanc 2006

Chateau des Tours, Côtes du Rhône Blanc 2006

 

20170619_205240[1]Je ne suis pas un amateur de blancs sudistes.Sans doute par grande méconnaissance. C'est donc avec attention...et un peu d'appréhension que j'aborde un de mes premiers Côtes du Rhône Blanc.

Sur ce millésime assez peu réputé, je note ici une belle richesse, et après un premier nez sur le fenouil, la cire et un mix abricot/menthol, la puissance de ce vin me laisse un peu de guinguois...

Une pointe alcoolique veut peut être dire que j'ai trop attendu ce vin qui manque de fraicheur en finale pour s'accorder avec le flan d'asperges du soir.

 

Je semble être le seul à ne pas trouver ce vin au niveau...vraiment, l'opulence sans l'acidité j'ai du mal !!

16/20 selon la tablée, un petit 14.5 pour moi.

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21 mai 2017

Conciliation de puissance et finesse..possible ?

7 CRUS AGRAPART et FILS   7 CRUS

Ce blanc de blancs (100% chardonnay) est une mise en bouteille de 2007, dégorgée en juin 2009...avec 10gr/litre.

Bon, ce dosage était peut-être adapté lors de la sortie d'un vin jeune, plein de fougue, tout ça. Là, c'est...comment dire...superfétatoire ?

Passée cette surprise, nous avons un beau vin blanc, toujours fin mais gras et à la puissance maitrisée. C'est encore droit, mais clairement la patine du temps destine ce vin à accompagner des mignardises salées (non épicées), un fromage à pate pressée cuite. Dont acte ce soir. Du bel ouvrage.

15/20 en l'état, le dosage élevé masquant une bonne partie du nez.

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