Clos Haut Peyraguey 1983 : maturité et digestion

Il est rare d'ouvrir des vins de 35 ans. Sutout par 30° un jour de finale.

Ce vin au nez envoutant peine pourtant à dévoiler ses charmes : la figue se dispute le coing et l'agrume confit. Je trouve la bouche en décalage avec le nez doux et avenant : c'est strict, droit, et à l'aveugle j'aurai annoncé tout juste 80gr de résiduels. Qu'en est-il vraiment ?

20180723_185542[1]

Si la couleur magni-fique annonce la trentaine dans ce cru qui reste longtemps doré (les 2001 sont pâles et ne bougent pas !), il faudra attendre 24 heures d'ouverture pour voir les notes de sulfite passer derrière la classe du travail de Jacques Pauly, décidemment difficile à mettre en défaut.

Dans un style de demi-corps après ces années, avec un sucre "digéré" qui permet le lendemain l'accord facile avec un gateau au chocolat léger (très léger, hein...), ce vin peut encore rester en cave une bonne vingtaine d'année..RDV en 2038 ?

15/20 à l'ouverture

16/20 le lendemain